Emotions à Taste of Paris, le festival des chefs parisiens

Taste of Paris, le grand rendez-vous de la gastronomie, revient du 11 au 14 février prochain !

La liste des chefs vient d’être dévoilée et ça réserve encore de belles émotions ! On retrouvera plusieurs chefs de la première édition : Alain Ducasse et Romain Meder, Guy Savoy, Pierre Sang, Stéphanie Le Quellec, Key Kobayashi; mais aussi des « petits » nouveaux : Thierry Marx (qui nous avait marqué au Sur Mesure), Frédéric Anton, Yann Couvreur et bien d’autres !

On vous raconte la première édition de l’année dernière, pour que vous ne manquiez cette fête pour rien au monde.

La promesse du festival ? 14 chefs parisiens, avec plein d’étoiles ou de talent (ou les deux) et autant de restaurants éphémères lovés pendant quatre jours, sous la nef du Grand Palais. Ducasse et Robuchon, en parrains de l’édition, ça sentait bon. Promesse tenue, on a vécu une folle soirée en plein coeur de la gastronomie! Le plus marquant ? La proximité avec les chefs et leurs équipes. On ne s’attendait pas à autant d’échanges !

 

L’idée de Taste of Paris, c’est de piocher l’entrée d’un chef par-là, puis le plat signature d’un autre par-ci, et enfin le dessert par là-bas. Ou alors on peut aussi découvrir la cuisine d’un chef de l’entrée au dessert. On laisse juste l’estomac et les envies parler. Le problème ? Savoir s’arrêter ! (On n’a pas vraiment su).

Notre grande claque de ce festival, c’est la cuisine d’Alain Ducasse. Jamais encore dégusté avant ce festival, c’était l’occasion rêvée. Ivresse avec ce riz noir cuit en chamba, calamar, poulpe et seiche. Un goût venu des étoiles. Vraiment.

L’intérêt de ce grand restaurant éphémère, c’est aussi de découvrir des chefs. On a croisé la route de Jean-Louis Nomicos, la méditerranée dans le sang, une étoile aux Tablettes, son navire parisien. Les macaronis fourrés aux truffes noires, fois gras et céleri, en léger gratin et jus de veau réduit; voilà un plat signature qui peut paraître simple et rustique, mais quel raffinement ! La farce rappelle l’automne, Noël, l’enfance.

IMG_2189C’est excitant de passer d’une cuisine à l’autre, d’une bouchée à l’autre, de ressentir que la cuisine est infinie dans ses associations et ses influences. Les signatures sont tellement différentes, on rencontre ici Frédéric Simonin et son tourteau en gelée de tomates, avocats onctueux et épicés. C’est frais et finement assaisonné !

IMG_2184Gagnante de l’émission Top Chef en 2011, mais pas que, Stéphanie Le Quellec, résidante des cuisines de l’hôtel Prince de Galles, présentait ses belles langoustines à peine saisies, concombre de jardin, sarrasin toasté, crème crue. On a eu un vrai problème avec la texture du concombre cuit, qui avait donc perdu tout son croquant. Dommage pour l’équilibre et le relief du plat.

Pierre Sang, la vedette franco-coréenne des fourneaux, servait une tartelette aux légumes croquants & confits + mousse de hareng toute en finesse. On a assisté à un sacré mélange entre art et gastronomie sur son stand au design street art (par l’artiste TetaRnor5). Bon et beau à voir !

Subtilité et féminité pour ces ravioles de homard et bouillon aux épices du chef Kei Kobayashi. Joli croisement entre les saveurs de son Japon natal et son adoration pour la France.

IMG_2154On fait aussi un détour par les stands des producteurs et artisans, tous plus tentants les uns que les autres.

Découverte du ketchup gastronomique d’Oliver Streiff, épicé comme il faut (fidèle compagnon pour la saison des barbecues). Bellota Bellota, le jambon des jambons a fondu comme du beurre sur la langue. Rencontre avec les jus salés d’Alain Milliat, comme le jus de tomate jaune. Et enfin, craquage complet pour le chocolat d’Alain Ducasse, tout droit sorti de sa manufacture: le mendiant aux pistaches, figues, oranges confites est à se rouler par terre.

Joël Robuchon, légende vivante de la gastronomie française, a passé des heures debout à rencontrer son public. On a trouvé ça adorable et remarquable. Pouvoir dire à Monsieur Robuchon qu’il est le père de la meilleure purée du monde, et voir en retour qu’il est heureux comme un gosse de notre déclaration. Voilà, c’était ça Taste of Paris.

Entrée/plat/dessert chez Robuchon, ce n’est pas tous les jours. Voici donc au bout de notre fourchette un saumon en tartare crémeux comme jamais, un canard confit truffé façon parmentier avec l’incontournable purée (la meilleure des meilleure, 50% de pomme de terre, 50% de beurre) et enfin une mousse légère aux gariguettes et basilic. C’est une cuisine au goût de reviens-y, pleine d’amour et intensément généreuse.

En si bon chemin, on ne s’arrête toujours pas. Séduite par les macaronis de Jean-Louis Nomicos, on réapparaît pour goûter son dessert: les pommes fondantes caramélisées, émulsion caramel. Là encore, c’est très très bon. Gourmandise absolue. Mais Frédéric Vardon nous fait un peu redescendre de notre nuage avec son chocolat-framboise, bien réalisé mais beaucoup trop vu et revu.

On termine, sans le savoir, par l’une des grandes claques du festival. Et aussi encore à ce jour dans notre top des desserts de génie avec la bulle du marais d’Alexandre Gauthier, le chocolat-cerise d’Eric Delerue, ou le nuage d’Ylang-Ylang et avocat de Thierry Marx. Ce citron niçois aux algues kombu et estragon d’Alain Ducasse, est une explosion d’audace, de fraîcheur, d’inventivité. Un très très grand dessert.

IMG_2203La 1ère édition de Taste of Paris 2015 a été un concentré d’émotions et de partage! Bluffée par l’expérience de voir tous ces chefs passionnés de cuisiner et de raconter leurs créations, on ne manquera pas le rendez-vous en février. Paroles de gourmets.

Jetez un coup d’oeil à la liste des chefs de la 2ème édition et réservez vite vos tickets!

Marie