@dimples_man : mi-blogueur, mi-pâtissier

– « Ça a l’air super bon ce gâteau-là, il vient de chez quel pâtissier ? »
– … « C’est moi qui l’ai fait ! »
– « Mais non ?! »
– « Mais si ! » (rires)

Dans la vie d’Instagram, Moulaye Fanny alias @dimples_man est le fan de sucré qui court tout Paris pour tester les pâtisseries des grands chefs et des artisans plus confidentiels.

yesDans la vie réelle, c’est le grand bonhomme ingénieur, toujours le smile aux lèvres, toujours la petite blague bien placée et un rire qui fait forcément rire aussi. C’est l’ami plein de bonne humeur que tout le monde rêve d’avoir et c’est un sacré bon pâtissier ! Eh oui, le gaillard n’est pas seulement goûteur, pas copieur non plus, mais véritable créateur et il le prouve par exemple avec son Paris-Dakar, un Paris-Brest revisité avec un praliné cacahuète-vanille.

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MG_9854 Photos @natmer972

Généreux comme il est, il a même organisé chez lui un « Moultea Time », (rien que le nom est mythique), pour nous faire goûter ses créations. Les madeleines au miel ont défilé encore chaudes, puis c’était au tour du mille-feuille Dulcey de faire son entrée, avec une pâte feuilletée inversée bien beurrée et une crème très gourmande.

Mais c’est l’ovation générale pour sa tarte au citron signature, mille fois meilleure que certaines de grands confirmés, parole de blogueuse honnête. La crème de citron est ultra onctueuse et très acidulée, la menthe vient rafraîchir et c’est le confit de citron caché entre la pâte sucrée et la crème qui donne le coup de fouet final. Merveilleuse cette tarte ! Dans quelques années, il y en a qui feront la queue pendant des heures pour la goûter.

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Cet article fera sûrement plaisir à mon ami d’Instagram et de la vraie vie mais je le ressortirai aussi avec grand plaisir pour le mettre à jour quand le chef Moulaye devenu grand aura ouvert sa pâtisserie à Paris ou ailleurs.

Ses recettes sur Sweet and Treat, sa tarte au citron à commander sur Cakeway et ses folies sur Instagram.

Marie

Les desserts de Bryan Esposito au Céladon

A deux pas de l’Opéra, l’Hôtel Westminster Paris cache un restaurant gastronomique, le Céladon et un bar british tout de bois et vert vêtu dont le petit nom Duke’s bar rappelle celui du duc anglais.

Aux manettes sucrées du Céladon ? Bryan Esposito, chef pâtissier ayant bien bourlingué de Ladurée aux fourneaux de Dominique Saibron, le boulanger d’Alésia. Toujours le smile et toujours connecté, le chef est du genre inventif qui aime revisiter tout en twistant les saveurs ou les textures. Le joyeux luron a par exemple emmené le Mont-Blanc du côté du Japon en remplaçant le fameux marron par de la pâte d’azuki, le haricot rouge que l’on trouve partout en Asie : l’esprit japonais avec les codes du Mont-Blanc.

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Pas de Savoy sans brioche

Le plat mythique du chef 3 étoiles ? La soupe d’artichaut à la truffe noire, brioche feuilletée aux champignons et truffes. Voilà qui annonce la couleur d’une longue et intense histoire d’amour entretenue avec la brioche !

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Le Rech, entre filets & marées

Le Rech, restaurant de poissons d’Alain Ducasse, dépoussière les filets de la cuisine de la mer traditionnelle.

Ici, on voyage. Et le pirate qui fait voyager est le chef Anthony Denon, arrivé au Rech depuis quelques mois, et d’abord passé par le Plaza Athénée et le Meurice époque Christophe Saintagne.

L’hyper créatif honore les incontournables classiques de la maison comme l’Aile de raie à la grenobloise ou la Sole de ligne épaisse au beurre demi-sel, mais s’amuse aussi à emmener le goûteur aventurier vers des contrées qu’il ne connaît pas encore. Le cœur de saumon en croûte de céréales s’acoquine avec la betterave et la bonite avec les agrumes, plus étonnant encore, le chinchard s’habille avec la cacahuète et les piquillos.

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noma au Japon

« 6 semaines pour (ré)inventer le meilleur restaurant du monde ». Ça annonce la couleur.

René Redzepi est le chef le plus énigmatique du siècle, à la tête du noma à Copenhague depuis 2003, élu 4 fois meilleur restaurant du monde et dont la cuisine fait fantasmer la planète.

En janvier 2015, il se lance le pari fou d’emmener sa brigade à Tokyo (cuisiniers, serveurs, femmes et enfants : 70 au total) pour créer en 6 petites semaines un restaurant et un menu éphémère de 14 plats en harmonie avec la culture japonaise. Les caméras de Maurice Dekkers suivent ses aventures et nous embarque dans un tourbillon de création et de remise en question de chaque instant. Si c’est bon, ce n’est pas suffisant, ça doit être exceptionnel. On découvre le chef et son équipe unis et solidaires, prêts à donner toutes leurs tripes pour la cuisine, si exigeante et cruelle.

Surmonter l’échec est leur quotidien, essayer, recommencer, goûter, rater puis réussir. On vit avec eux l’excitation du challenge, puis l’adrénaline et les doutes des préparatifs jusqu’au premier service.

Un film humain et vibrant.

Dans les salles depuis le 26 avril.

Marie

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